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Avant que naisse en Occident la figure de l’arbre généalogique, la langue latine compare déjà la famille à un arbre. La lignée est une «souche, tronc, ou plante», ses descendants en sont les «rejets» ou «rejetons», ou la «semence». Son développement est décrit dans les termes de la multiplication des végétaux : «marcotter», «greffer». L’adoption, dans laquelle la dimension juridique de la filiation se manifeste avec le plus de clarté, est parfois désignée en termes de « greffe », tandis que dans le champ de l’alliance, l’union d’un homme et d’une femme se trouve comparée au «mariage» de la vigne et de l’orme, à une technique de conduite de la vigne pratiquée dans différentes régions de l’Italie antique. Alors que se développe très tôt à Rome une filiation complémentaire en ligne maternelle, le discours «végétalisant» pose comme un idéal la structure patrilinéaire du groupe de filiation, dans lequel chaque individu ne reçoit son identité que de l’ensemble, dont il est le représentant provisoire. Les métaphores végétales établissent une limite stricte entre les membres légitimes d’une lignée et ceux qui n’y sont pas intégrés. Cette frontière se reproduit à une échelle sociale plus large, puisque les mêmes métaphores permettent de distinguer les membres de la nobilitas, dotés d’une stirps, et les autres, qui en sont privés. De cette façon, l’ordre observé dans la nature vient légitimer l’ordre social.