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En 1506, un groupe statuaire antique montrant le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents est exhumé à Rome. Si les conséquences à l’échelle européenne de cette découverte ont abondamment été étudiées, l’une de ses toutes premières répercussions dans la ville même de son exhumation reste méconnue parce qu’elle prend une forme inattendue. On la doit à un jeune peintre, entré au service du pape en 1508 : Raphaël. Dans quelques-unes de ses Madones, le peintre reprend la posture, le port de tête et parfois même la bouche ouverte du prêtre troyen et les adapte à l’Enfant Jésus. Tout en veillant à conserver la trace de certaines caractéristiques de l’antique comme la morsure au flanc droit, il introduit de nombreuses transformations : métamorphose d’un adulte en bébé, adoption d’un point de vue oblique, retournement gauche-droite, changement de position de certains membres. Il permet ainsi à un spectateur attentif de reconnaître le prestigieux modèle antique sous les modifications qui le dissimulent et ouvre la voie à divers peintres qui, à leur tour, imitent le Laocoon dans leurs Madones. À travers ces reprises et transformations, ce livre montre comment Raphaël combine ressemblances et différences de façon à rivaliser non seulement avec les sculpteurs antiques, mais aussi avec son contemporain Michel-Ange. L’imitation tourne dès lors à l’émulation : l’Enfant Jésus en Laocoon tel qu’il est pratiqué à Rome, puis à Florence et à Sienne durant les premières décennies du XVIe siècle fournit à l’historien de l’art un excellent observatoire pour examiner comment l’imitation s’exerce concrètement et comment elle s’articule avec la copie et avec l’émulation.