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En son sens général, le terme d'antinomie désigne une contradiction inévitable. Dans la Critique de la raison pure, « l'antinomie de la raison pure » désigne un « conflit » de la raison « avec elle-même ». Ce dernier se déploie en quatre « antinomies » particulières, dont chacune exhibe un « conflit d'idées transcendantales » : quant à l'existence d'une limite de l'Univers spatio-temporel , quant à l'existence d'une réalité simple , quant à l'existence d'une causalité libre , quant à l'existence d'un être absolument nécessaire. Michel Nodé-Langlois montre et commente dans ce livre comment Kant énonce chaque fois et met en regard les deux propositions contradictoires (thèse et antithèse), pour établir que chacune est aussi démontrable que l'autre. Pour Kant, il y a des sophismes auxquels la raison ne peut échapper, lorsqu'elle est livrée à elle-même , alors qu'Aristote pensait qu'une critique rationnelle permet d'y échapper. La confrontation du texte kantien à certains textes ou positions métaphysiques antérieurs permet de s'assurer que la métaphysique a souvent été plus lucide et plus cohérente que Kant ne le laisse entendre, et qu'en outre les incohérences qu'il lui attribue en les mettant au compte d'un destin de la raison paraissent être rendues inévitables par son propre idéalisme transcendantal, plutôt que par la métaphysique elle-même, du moins quand elle sait rester réaliste, sans prétendre devenir rationaliste. Que beaucoup aient retenu avant tout de sa doctrine, au point d'en faire un dogme, cette supposée mise hors-jeu de la métaphysique théorique qui est l'un de ses aspects les plus fragiles, cela en apprend moins sur Kant lui-même que sur la myopie de certains de ses lecteurs, en définitive assez peu fidèles à l'esprit de la philosophie critique. A propos de l'auteur : Normalien, agrégé de philosophie, Michel Nodé-Langlois a enseigné en khâgne au lycée Pierre-de-Fermat et à l'Institut catholique de Toulouse.