Juin 325 ! Convoqués par l’empereur Constantin le Grand récemment converti, près de 300 évêques se rendent à Nicée, cité du nord-ouest de l’Asie Mineure (Turquie actuelle) et se réunissent plusieurs semaines : il s’agit, dans ce qui sera le Ier concile « œcuménique » des Églises chrétiennes, de répondre aux dénégations du prêtre Arius d’Alexandrie et de définir la place de Jésus-Christ, comme « consubstantiel » au Père, terme qui ne se trouve pas dans l’Écriture, mais est emprunté à la philosophie grecque. La décision largement majoritaire des évêques, dont Constantin fit une loi de l’Empire romain, ne fut pas acceptée facilement et bien vite des remises en question s’exprimèrent, qui agitèrent l’Église et l’Empire jusqu’en 360 au moins. L’arianisme subsista encore longtemps, notamment chez les peuples barbares installés dans l’Empire à partir de la fin du IVe siècle.
À Nicée, fut fixée la date de Pâques, 20 canons disciplinaires furent édictés, mais le « Symbole de Nicée », commun à quasiment tous les chrétiens de nos jours, en demeure l’acte le plus important.
En trois contributions, Benoît Gain, Bernard Meunier et Marc Milhau s’efforcent de retenir l’essentiel d’un événement décisif pour l’Église et pour ses rapports avec le pouvoir civil.
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