En avril 1858, Henri Mouhot, trente-deux ans, naturaliste,
embarque à Londres pour un voyage d'étude en Indochine.
De ce voyage il ne reviendra pas, mais son journal, ses notes et
ses croquis, qui nous sont heureusement parvenus, ont fait
l'objet, en 1863, d'une publication dans la revue Le Tour du
Monde. C'est à partir de Bangkok, capitale du Siam, base
arrière de ses expéditions, qu'Henri Mouhot rayonnera dans
les différents royaumes de cette partie de l'Indochine.
Pendant trois ans, il collectionne insectes, plantes et
minéraux, rédigeant ses notes, chaque soir au bivouac, et
réalisant à main levée de remarquables croquis de ses
découvertes - dont beaucoup sont reproduits dans cette édition.
Son Journal fait également une large place aux hommes qu'il
rencontre, Européens ou autochtones, et ses portraits sont à la
fois précis et vivants.
Au Cambodge, début février 1860, Henri Mouhot,
contrairement à une légende tenace, ne «découvre» pas les
ruines du temple d'Angkor, mais il en fait une description
détaillée, et son Journal témoigne de sa stupéfaction devant la
majesté de ces monuments.
Au cours d'une expédition au Laos, terrassé par un accès de
fièvre, il meurt, à trente-cinq ans, à une dizaine de kilomètres de
Luang Prabang, le soir du 10 novembre 1861. C'est son fidèle
compagnon, Phraï, qui rapportera ses écrits et ses échantillons à
Bangkok.
Henri Mouhot repose aujourd'hui près de la rivière Khan,
tout près de l'endroit où il est mort.
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