Dans ce second tome, Mollien passe consciencieusement en revue les ressources agricoles, minérales, économiques et humaines de la grande Colombia qu'il a explorée en 1823, tout en déplorant l'état des moyens de communication commerciaux: routiers et fluviaux. Il y trouve, hormis les Blancs et les Indiens autochtones, ce qu'il appelle trois races principales, celles des mulâtres, des métis et des
zambos et s'intéresse à leurs moeurs, leur vie quotidienne, leurs habitats et jusqu'à leur habillement.
Dans son ouvrage d'il y a deux siècles, il ne se contente pas de décrire l'Amérique, il en imagine les avenirs possibles, du futur canal de Panama aux développements incalculables grâce à la révolution économique liée à la machine à vapeur. Il semble s'inscrire avec deux siècles d'avance dans les débats actuels.
Il peut y avoir bientôt, dans le Nouveau Monde, plus de produits à vendre aux Européens que de consommateurs pour acheter leurs marchandises.
Mollien,
Voyage dans la république de Colombia