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Parler de la patrie, de l’amour de la patrie, de la mort pour la patrie peut paraître tout à fait anachronique en 2025 en ce sens que la patrie appartiendrait au passé, non au présent et encore moins à l’avenir. Selon une vulgate fort répandue l’individualisme, l’hédonisme, le consumérisme, le pacifisme, la mondialisation auraient liquidé la patrie en même temps que l’amour de la patrie et l’exigence de mourir pour elle. On rappellera qu’avant 1914 on avait prétendu que les patries et les nations étaient des réalités dépassées… Il n’y pas un temps où la patrie régnait - ce serait par excellence l’antiquité grecque et romaine - et un temps où elle serait dépassée, la « modernité », car l’histoire est caractérisée par l’anachronisme et du même coup par les retours. Il y a des éclipses de la patrie et il y a des retours qui ne sont pas des répétitions du même. C’est pourquoi la patrie est loin d’être une entité univoque de même que le patriotisme comme le montrera ce parcours à travers Cicéron, Montesquieu, Fichte, et aussi des théologiens éminents du XIIIe siècle. Mais dans tous les cas, la patrie est une réalité politique insigne car c’est à elle que s’adresse l’amour politique, au risque d’en mourir: on n’aime pas l’Etat ni même la Nation, mais on aime la patrie. Elle est donc la réalité politique aimable par excellence. Aussi parler de l’amour politique est-ce parler de la patrie.