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Ce livre présente beaucoup de cas cliniques différents et commente les conséquences psychiques, le vécu du corps et les troubles somatiques suite au viol. Il s'agit d'une approche clinique et médicale. Crime sans cadavre, le viol est un meurtre qui laisse la victime vivante. Il assigne à la torture tel un matricule tatoué à l'avant-bras, à cette différence qu'il n'y a pas mieux que le sexe pour réduire l'Autre au simple commentaire de son esclavage. Le viol n'est pas un acte sexuel. Au contraire, il signe l'impossible déploiement de la rencontre intime pour exacerber le sensible, la présence et la permanence de sa mise en scène génocidaire. Comme les rares rescapé(e) s des camps de la mort, la femme s'étonne elle-même d'être revenue vivante de l'holocauste du féminin pour nourrir remords et culpabilité. Bien des décennies après, elle décline le trauma et conjugue le pathos. Femme crucifiée, elle porte l'infamante blessure. Le viol est un meurtre qui se passe sans avoir lieu. Il condamne la victime à la perpétuité de son tourment. Les formes les plus destructrices de la criminalité émargent au sexe et à la sexualité comme si elles indiquaient en vain les impasses de repentance de notre primitivité. L'enjeu essentiel de la clinique du viol réside dans le démantèlement des enveloppements psychiques primaires, l'effondrement de la confiance basale et le déchirement de la trame représentative. La prise en compte des dimensions identitaires est princeps des efficacités méthodologiques et thérapeutiques. Les formes génocidaires des pathologies issues du viol engagent la recherche clinique à circonscrire la notion de psychose posttraumatique. Le génocide individuel du viol éradique hominisation et humanisation pour assujettir la victime à un espace agglutiné avec le criminel sexuel et une temporalité transhistorique habitée de terreur et d'agonie.