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T.-R. – Issus de tes trois premiers recueils publiés, Vie, En espoir de cause et Dis, c’est comment la terre, les textes de Vingt ans répondent-ils à la situation générale et plutôt décontractée des années 1970, en s’inscrivant pleinement dans le courant de la poésie engagée de l’époque ? Et pourquoi avoir accepté leur réédition ? Pourquoi, pareillement, avoir retenu ce titre, en apparence si facile ?
Y.-L.M. – Pourquoi republier ces poèmes ? Pourquoi si longtemps après ? Et pourquoi ce titre ? La réponse à cette dernière question est la plus simple. Ces poèmes, je les ai écrits autour de mes vingt ans. Précisément entre dix-huit et vingt-trois ans. À dix-huit ans, je ne connaissais la poésie que par le chant de Léo Ferré dont la voix a si bien donné vie aux vers d’Apollinaire, de Baudelaire, de Verlaine, de Rimbaud et de l’ami Rutebeuf. Bien sûr, il y avait eu l’école. Surtout primaire, le temps des fables et des contes, le temps du corbeau et du renard, du loup et du chien. Et déjà je préférais le loup tout en lorgnant avec inquiétude du côté du chien, de ses os en particulier. Le loup n’était pas seulement le loup du Petit Chaperon rouge mais aussi celui des neiges. L’école primaire, le temps des premiers mots et de leur puissance de tir. La Bérézina, pour en revenir au loup et à la neige. En ce temps-là, nous savions jusqu’où pouvait nous mener un mot, même un seul, quand il résonnait, par la voix du maître, dans nos petites oreilles rouges du froid de l’hiver que nous traversions, les voisins de mon hameau et moi, pour nous rendre à l’école du village. Jamis les mots n’ont eu autant de force que du temps des fables, des contes et de notre foi en eux. Il était une fois. Mais il était une foi, aussi. Et quand j’écris, j’essaie toujours d’écrire une première fois. […]
Extrait de la conversation du 10 février 2009, entre Thierry Renard et Yvon Le Men