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« Jamais je ne parcourais cette allée sans un frisson de peur. Ma sœur m’accompagnait jusque-là, marchant en silence, jetant sur moi, en chemin, des regards brefs et distraits. Lorsque nous étions arrivés à la grille, elle murmurait à mon attention : "va"… » Sur ces mots, le narrateur adolescent pénètre dans le parc de la mystérieuse villa où il se rend chaque jour pour prendre des leçons de mathématiques. Mais au moment d’entrer dans la maison du vieux professeur Landau qu’il croit veuf et solitaire, une énigmatique figure féminine, fuyante et irréelle, lui apparaît à une fenêtre du premier étage. Est-ce un être humain, une hallucination, un fantôme ou encore un personnage romanesque venu déambuler sur terre, échappé d’un des chefs-d’œuvre du siècle passé ? Habitué à dissimuler ses émotions, l’enfant fait du secret de sa découverte un « laissez-passer pour l’aventure ». L’attraction du mystère et le désir d’exploits héroïques seront le truchement, la clef pour pénétrer dans un monde nouveau : celui de la villa Landau, mais aussi celui non moins inquiétant de l’âge adulte. Le style de Villa Landau, d’une rare élégance, pourrait constituer à lui seul l’accomplissement de ce roman que la mort de l’ auteur a laissé inachevé.