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Ce n’est sans doute pas un hasard si la peinture de Leonardo Cremonini a suscité la réflexion de tant de penseurs parmi ses contemporains. Sans sacrifier le métier sensible du peintre au travail conceptuel, cherchant bien plutôt à faire entrer l’un et l’autre en tension, elle se veut en effet « un espace habité par une pensée d’homme », « un jardin habité par l’homme, où la nature n’aurait rien perdu de sa vitalité ». À quel degré d’élaboration cette pensée a pu se porter chez le peintre, quelle ouverture au doute et au dialogue elle exigeait pourtant, le lecteur le vérifiera à chaque page de ce volume à deux voix. Qu’on ne s’imagine pas que Marc Le Bot y joue uniquement le rôle d’un questionneur habile, d’un interlocuteur privilégié, d’un heureux adjuvant. Dans ce ce recueil qui lui donne le premier et le dernier mot (trois textes sont de sa seule plume, les trois autres étant des dialogues écrits), l’écrivain trace d’emblée une piste qui semble reconduire le peintre lui-même au cœur de sa propre peinture de Cremonini. Il convoque des images, des concepts que celui-ci reprend, ajuste, approfondit avant de les lui rendre puis de se les voir rendus, et ainsi de suite, en un échange fusionnel qui confine à l’incandescence dans « Les Parenthèses du regard », texte d’abord publié en volume en 1979. La règle et le jeu, l’apollinien et le dionysiaque, la rigueur et le désir, le labyrinthe et le Minotaure… autant d’éléments dialectiques qui émergent du dialogue pour offrir au lecteur non pas une clef de lecture, mais un moyen de faire « jouer » à son tour ces tableaux que le peintre voulait « un espace de contradiction et de conflit », « un risque à courir ». Enrichi de nombreuses illustrations, le livre s’ouvre une préface signée Germain Viatte, qui met en perspective l’évolution et la réception critique du travail de Cremonini.