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Versailles est né de la volonté d'un homme qui, du sein d'un " désert ", fit surgir un palais unique au monde, un tout qui se suffisait à lui-même et qui semblait prétendre à la même éternité que le soleil, dont le symbole glorieux rythmait son architecture et son décor. Les caprices de l'histoire ont eu raison de ce défi prométhéen. Versailles a cessé d'être le centre de la France, voire de l'Europe, comme il le fut durant plus d'un siècle, du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789. Mais le rêve de pierre d'un grand roi n'a pas disparu pour autant. Si, comme l'a dit le poète, " a thing of beauty is a joy for ever ", Versailles rayonne toujours - et plus encore, peut-être, que du temps du Roi-Soleil - sur les quatre parties du monde, dont les représentants se pressent chaque année dans l'enfilade des appartements royaux et des salles d'apparat, avant de se disperser dans les jardins et les bosquets. C'est que, nulle part ailleurs, ne se rencontrent autant d'harmonie dans le grandiose, autant de grâce dans la grandeur, autant de raison dans le déraisonnable. De l'aube du XVIIIe siècle jusqu'au crépuscule du XIXe siècle, nombreux furent les rois et les princes qui ambitionnèrent d'imiter ou d'égaler Versailles. Mais ni Peterhof en Russie, ni Caserte en Italie, ni Postdam en Prusse, ni Queluz au Portugal, ni Aranjuez en Espagne, ni Herrenchiemsee en Bavière n'approchent du miraculeux équilibre de Versailles, de l'alliance paradoxale entre la puissance et la mesure, entre l'artifice et la nature. Surtout, aucun des pastiches de Versailles ne saurait prétendre à sa vocation. Incarner en un seul lieu, en un seul monument, l'unité d'une nation aussi diverse, l'aboutissement d'une histoire aussi tumultueuse que la nôtre. Dans la pierre, le marbre et l'or de Versailles, le visiteur d'hier, d'aujourd'hui et de demain, est appelé à reconnaître le visage même de la France, tel que l'éternité le fige.