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Ce recueil de textes de Joseph Beaude (1933-2015) offre un accès irremplaçable à l’étude de la pensée et du discours mystiques. Loin d’être un simple objet historique ou un domaine spécialisé, la mystique constitue pour la philosophie un défi incontournable. Ce n’est pas le moindre mérite de Joseph Beaude de le démontrer. Si la mystique naît du refus de la théologie, c’est que pour elle Dieu ne saurait-être un objet visé par un sujet, fût-il doué de raison. La pensée y affronte ce qui excède ses capacités d’intellection, le langage s’y trouve adossé contre ce dont il n’est pas la mesure : « pensée de l’impensable », donc, et discours poétique, si la poésie est cette avance que le silence concède au discours. C’est du même coup une théorie originale de l’écriture mystique que Beaude développe ici, non seulement comme accueil du silence, mais comme travail sur l’écriture et contre l’écriture pour la forcer à produire le silence de cela seul qu’il y aurait à dire. Dans le premier texte qui donne son titre au présent recueil, intitulé significativement Vers le Tout-Autre et qui date de 1967, Beaude dialogue avec Foucault qui appelle la mystique, dans un article sur Blanchot paru en 1966, une « pensée du dehors ». C’est un poème de Joseph Beaude qui clôt comme de juste ce recueil dans lequel il écrit : Sous les signes retombés en cendres dorment les présences invisibles. Quelle langue réinventée d’une touche légère les réveillera ?