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Jean-Gilles Badaire a peint ce carnet au cours d’un séjour à Venise effectué à l’automne 2017. Délaissant les rues et monuments typiques de la ville, il s’est intéressé à sa lagune, à la vision de l’île de Torcello au large de la cité. Badaire peint les brumes, l’humidité et le dépouillement du paysage, dans une simplicité ocre et crépusculaire. La peinture est fluide, mouvante, la brume presque tangible, on se retrouve là, promeneurs au centre d’un réalisme onirique vidé des hommes. On se sent marcher le long des berges, au milieu des îlots humides, terres noyées sous des ciels qui coulent. Des bateaux passent silencieusement. On marche, guidé par le chemin balisé de silhouettes verticales, muettes. Enveloppés à l’intérieur de cette dramaturgie secrète nous saisissons la double réalité qui est ici à l’œuvre : la réalité du paysage pénétrée par celle de l’émotion du paysage. On s’étonne de sentir partout la solitude sans pouvoir la désigner. On reconnaît les espaces, mais les couleurs sont intimes, sont celles de l’esprit. On comprend alors que nous sommes l’élément immobile du paysage, et que nous lui donnons notre solitude. Nous sommes là, comme devant une présence essentielle qui viendrait attester de notre propre présence – nous en prenons les teintes et la substance – nous en devenons, plus que les spectateurs, les rêveurs.