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"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide" : l'incipit d'Aurélien, ce roman de l'amour impossible paru en 1944, est dans toutes les mémoires. La première phrase des Communistes (1949-1951) mériterait aussi d'être citée, mais elle fait quinze lignes, et l'évocation du déferlement des réfugiés espagnols en 1939 n'a pas eu l'honneur de figurer dans les anthologies. Faut-il crier à l'injustice ? Sans doute aucun grand livre n'est-il jamais assez lu et relu, même Aurélien. On conviendra du moins qu'il fallait de l'audace pour inscrire au titre d'un roman le nom de ceux qui connaissent l'opprobre au début de la guerre froide. Et l'on comprend que le titre ait pu desservir le livre, au point de faire oublier qu'il appartient, comme Aurélien, au cycle du Monde réel, dont il constitue la fin. Aurélien et Les Communistes se nouent l'un à l'autre en plus d'un point. En même temps qu'il écrit la partie des Communistes qui concerne la débâcle de juin 1940, Aragon ajoute à Aurélien un "Épilogue" dans lequel le personnage, officier vaincu de 1940, retrouve Bérénice - pour la perdre aussitôt, définitivement. Dans l'un et l'autre roman, l'Histoire se mêle de l'histoire d'amour. À Aurélien et Bérénice pris dans la folie qui suit la Grande Guerre répondent Cécile et Jean exposés au déchirement des années 1939-1940. Quant au titre des Communistes, il faut l'entendre au féminin : ce sont les femmes communistes que l'on voit, décrites au ras du réel, reconstituer un parti et un journal clandestins. Une question plane - pourquoi le pacte germano-soviétique ? - qui fait battre le coeur du patriote Aragon. Alors que penser de ces Communistes ? Prendre "parti" ? chacun est libre de le faire, mais non sans avoir lu.