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Pour bien comprendre la pensée et l'action qui ont mené à la naissance des États-Unis, il faut abandonner l’écrasante intuition qui fait de l'indépendance la réussite d'un mouvement patriote qui cherchait à s'affranchir de la tutelle britannique. Certes les Américains faisaient de la liberté le plus grand bien. Le mot est de tous leurs discours. Et pourtant, malgré le conflit politique qui les oppose à l'Angleterre, et encore au moment où la mère patrie leur déclare la guerre, ils voulaient demeurer sujets britanniques. Comment se fait-il que dès le début l’indépendance ne soit pas le sens du mouvement patriote, alors même que l’objectif poursuivi, la liberté, est constamment défini comme absence de dépendance? C'est que les Américains se sentaient partie prenante de ce tout qu'était la nation anglaise. La «dépendance» était donc le prix à payer pour qu'ils fassent partie du corps politique britannique, d’un peuple unique, le plus libre de tous. La liberté était la caractéristique de l’Anglais, répétaient-ils inlassablement, et ils entendaient continuer d’être libres comme ils l’avaient été jusque-là. Le paradoxe de la liberté/dépendance et le conflit impérial lui-même peuvent se résumer à une quête d’égale liberté, compréhensible seulement lorsque l’on saisit la vitalité du patriotisme anglo-saxon dans les colonies américaines. Si l’on ne devait retenir qu’un seul slogan pour comprendre la révolution américaine, il faudrait aban - donner le no taxation without representation. Ce slogan devrait certes continuer à figurer très près du sommet du palmarès, mais il pâlit en comparaison avec la véritable question qu’adresse l’Amérique à la Grande-Bretagne pendant toutes ces années : «Ne sommes-nous pas anglais?». Au regard de leur propre objectif, les Américains ont échoué à concilier liberté et dépendance au sein de l’empire britannique. Pour eux, cet échec s'appelait l’indé - pendance. Cet ouvrage en retrace l’histoire intellectuelle.