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Une Française dans la tourmente Berlin : 1944-1945 est un témoignage exceptionnel et poignant sur les horreurs vécues par les populations civiles allemandes, ainsi que par les travailleurs français et européens séjournant à Berlin, à la fin de la IIe Guerre mondiale ; il témoigne également, hors de toute passion politique, sur le crépuscule d’un Reich qui prétendait durer 1 000 ans et dont le territoire, de jour en jour, rétrécissait comme une peau de chagrin sous les coups de boutoir des armées anglo-américaines à l’ouest et soviétiques à l’est.
Pourtant, face à l’encerclement par l’ennemi, le peuple allemand résiste jusqu’à l’ultime limite : depuis les jeunesses hitlériennes déblayant les décombres, secourant les blessés et enterrant les morts jusqu’aux vieillards qui se dressent, le Panzerfaust à la main pour arrêter les chars de l’invasion rouge…
Après avoir survécu aux bombardements anglo-saxons, Odette D. est « vendue » pour quelques boîtes de conserves aux soldats russes victorieux… Puis c’est la décision du retour vers la France : les camps et les trains de rapatriement, les formalités administratives, la promiscuité encore et toujours, les compagnons de misère et d’infortune…
Le pire, Odette D. va le découvrir lorsqu’elle débarquera sur les quais de la gare, à Paris : accusé de trahison, menacée d’être fusillée, son crime est d’avoir toujours refusé les étiquettes, quelles qu’elles soient, dont Allemands, Soviétiques, Anglais ou ses propres compatriotes ont toujours cherché à l’affubler. En 1945, un pays qu’elle aimait tant, le sien, arborait le visage hideux de la haine… Celui qu’elle n’avait jamais rencontré dans la tourmente.