À l'époque wisigothique et pendant les premiers siècles
de la «Reconquête», les royaumes catholiques de la
péninsule Ibérique n'entretiennent guère de relations
avec Rome. Il faut attendre Alexandre II (1061-1073) et
Grégoire VII (1073-1085) pour que les papes y fassent
admettre leur autorité effective. Comment comprendre
une telle indépendance dans des royaumes si préoccupés
par la défense de la foi ? S'agit-il d'un refus réfléchi
de la primauté pontificale ou d'un simple isolement
géographique ? Le problème, jusqu'à présent mal posé, est
en fait celui d'un décalage entre la théorie - une Chrétienté
incontestablement romaine - et la pratique ; un paradoxe,
unique en Occident, qui ne peut se comprendre sans une
réévaluation culturelle de la notion d'autorité et de sa
réception.
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