À l'issue du premier tome du Pouvoir en chantant, consacré à la
Chine contemporaine, l'hypothèse était formulée qu'il pouvait
exister une certaine continuité historique entre l'ancienne Chine
et la Chine contemporaine concernant la musique et ses institutions.
Afin de valider ou d'infirmer cette hypothèse, l'auteur
s'appuie sur une démarche pluridisciplinaire mêlant la philosophie,
l'anthropologie et l'acoustique. Elle livre ainsi au lecteur la
traduction d'un traité confucéen du IIe siècle av. J.-C. consacré à
la musique, qui permet d'appréhender la place de celle-ci dans
la pensée de la Chine ancienne. Elle cherche également dans les
annales historiques les mentions ayant trait à la musique et aux
institutions musicales, avant d'illustrer par quelques exemples la
réalité du travail musical dont étaient chargées lesdites institutions
: élaboration de la musique impériale, travail préparatoire
de la musique rituelle, organisation des collectes musicales,
modification des étalons sonores, réglage des instruments...
Fort de ses deux tomes, Le Pouvoir en chantant met clairement
en évidence la place et le rôle tenus par les affaires musicales au
sein de l'organisation politique globale de l'État chinois tant
impérial que communiste.
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