Le Pimpan, seul, aurait été orphelin comme l'aurait été le village
sans son alter ego, le Maître d'École dans sa classe unique. Ils
avaient débarrassé le Pays de deux de ses misères la pauvreté
pour le Patron, l'illettrisme pour l'Instituteur.
Si le premier restait ancré dans sa montagne, le second évoluait,
aspiré par «le Mouvement», appelé à rejoindre, dans le
Département, le poste qui serait celui de son épanouissement et
le cadre de sa retraite.
Mais certains demeuraient, persuadés que leur devoir était là,
dans ce petit écart où souvent ils étaient nés. Ils y consacraient
leur existence.
Le héros de ce livre en est un, lancé à la pointe du combat
comme le marin ou comme le mineur. Il n'avait pas d'école
concurrente, pas d'ambition, seulement son sens entier du
devoir, sa confiance absolue dans sa Pédagogie et quelque part,
cachées, ses passions d'Homme.
Aujourd'hui où la Vie l'a effacé il est émouvant de se rappeler.
Et si, parfois, son souvenir prête à sourire il ne faut jamais
oublier qu'il était dépositaire de deux trésors qu'envieraient
nombre de ses successeurs : le respect sans discussion de ses
élèves, et la considération sans réserve de leurs parents.
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