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Gilets jaunes, #MeToo, ubérisation, covid, Ukraine, Brexit, inaction climatique, état d'urgence... Qu'ont en commun tous ces événements apparemment sans lien ? De questionner l'État de droit et ses principes fondamentaux. De bousculer la puissance ¬coercitive du droit et sa capacité à s'adapter à des enjeux ¬multiples et toujours plus complexes. De questionner, aussi, notre propre rapport à la règle alors que, paradoxe de l'époque, nous demandons toujours plus de protections en acceptant de moins en moins bien les injonctions. Un droit qui envahit tous les compartiments de notre vie collective est, mécaniquement, un droit qui enfle et se complexifie sans que cette inflation normative n'en garantisse l'efficacité ni n'en renforce la légitimité. Car un droit sur-sollicité crée les conditions d'une justice surchargée, qui ajoute au rejet de la norme la défiance vis-à-vis de ceux qui ¬l'incarnent et ont en charge de la faire respecter. Mais, pire qu'un monde envahi par le droit, que serait un monde sans droit ?
Stéphane Braconnier est président de l'université Paris-¬Panthéon-Assas, au sein de laquelle il enseigne le droit public de l'économie depuis 2007.