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Au cours de l’histoire, on a toujours dénié aux fous la qualité d’êtres humains. On les a brûlés au Moyen Âge, parqués dans l’hôpital général de Louis XIV, enfermés dans l’asile, on les a laissés mourir de faim durant l’Occupation, exterminés sous le régime nazi. Pourtant, la folie appartient à l’humanité : elle concerne l’existence même, et pas seulement des symptômes ou ce qui pourrait être leur fondement biologique. Oublier cela, c’est la condamner au rejet, à l’exclusion, à l’enfermement. C’est se condamner à ne jamais la comprendre – et à ne jamais entendre ce qu’elle dit de notre monde. Patrick Coupechoux montre que cela n’a rien d’une fatalité. La psychiatrie désaliéniste, née au cœur de la Résistance française, en fait la démonstration : le fou peut vivre parmi nous, comme les autres citoyens, à condition qu’on le considère et qu’on le traite comme une personne. À condition que l’on défende cette idée simple : le soin, c’est la relation avec lui et seulement cela, loin des traitements médicamenteux. Cet ouvrage explore les sources théoriques et cliniques, politiques et poétiques de la psychiatrie désaliéniste. Il montre comment le paradigme actuel de la santé mentale délaisse l’humanité de la folie au profit d’une conception scientiste et gestionnaire de l’individu. Une étude ambitieuse et approfondie en même temps qu’un magnifique éloge du désaliénisme. Patrick Coupechoux est journaliste, collaborateur du Monde diplomatique. Il a publié au Seuil une enquête sur la psychiatrie française : Un monde de fous (2006, préface de Jean Oury), saluée par les spécialistes, qui est devenue un livre de référence. Son dernier ouvrage, La Déprime des opprimés (Seuil, 2009), porte sur la souffrance au travail.