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Il est plusieurs façons de servir l’histoire. La première consiste à pousser des recherches sur des domaines jusque-là mal éclaircis, à résoudre des questions imparfaitement posées, ou même à inventer de nouveaux thèmes d’étude. En travaillant par exemple sur La France bourgeoise (1946) – un véritable classique –, ou en se mettant en quête des Origines sacrées des sciences modernes (1986) – un ouvrage puissant et d’une étonnante fécondité –, Charles Morazé (1913-2003) a laissé une oeuvre dont chaque jour qui passe montre la valeur et que les nouvelles générations d’historiens doivent découvrir.
Mais Charles Morazé fut bien plus que cela. Aussi doué pour les sciences – notamment les mathématiques et la physique – que pour l’histoire, une discipline relevant normalement des «humanités», il fut aussi un homme d’action : très proche des historiens des Annales (Febvre, Braudel…), fondateur – avec d’autres – de l’École des hautes études en sciences sociales, professeur à l’École polytechnique et à Sciences-po, il occupa aussi, à cette époque de grands commencements que fut l’après-guerre, de hautes fonctions à l’Unesco. Membre ensuite des cabinets de Christian Fouchet et de Pierre Mendès France sous la IVe République, sous la Ve de celui du général de Gaulle (avec qui il garda toujours de confiantes relations), il fut bien un honnête homme à tous les sens de ce terme. Intellectuel de haute volée, connu à ce titre dans le monde entier (une chaire de l’université de Brasilia porte son nom), il s’engagea constamment et avec passion en faveur de sa discipline et de son pays.
Retrouvés récemment par son épouse, ces passionnants Mémoires éclairent d’un incomparable éclat la renaissance des sciences sociales et de l’histoire en France depuis 1945, et la genèse de nombreuses institutions savantes d’aujourd’hui.