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Parmi les nombreuses lettres que Victor Segalen adresse à sa femme Yvonne au cours de son expédition en Chine, celle du 14 janvier 1910 s’achève par ces mots : De toute cette descente, il va sortir un essai, à demi écrit, qui sera, avec La Tête, les premières choses que je publierai vraisemblablement, parce que la documentation en est parachevée. Cet essai s’appellera : La Vie d’un Fleuve ou bien : Un Fleuve. Il dit vrai. La descente du majestueux Yang-Tsè fera bientôt l’objet d’une prose puissante et ramassée et dont le titre est tout trouvé : Un grand fleuve. C’est en compagnie de Gilbert de Voisins que s’effectue, entre 1909 et 1910, cette longue expédition chinoise, à travers terres d’abord, à dos de mules ou de chevaux, puis pour finir sur les eaux du Yang-Tsè, à bord de jonques. En épousant dans sa propre texture la vie tumultueuse des eaux du Yang-Tsè, ses mouvements, ses formes, ses forces, ses apparences les plus diverses et plus variées, cette prose enchante en se voulant aussi embrasser au plus près la nature même de l’eau entendue comme l’un des éléments fondamentaux, avec le feu, la terre et l’air. En quelques pages d’une densité rare, Victor Segalen parvient à nous faire percevoir cette sorte de volonté de puissance de la nature, autrement dit encore la beauté même de la nature en ses apparitions, ses manifestations, ses dévoilements, comme l’avait pu déjà signifier Goethe en quelques vers : La nature donne tout avec générosité et bienveillance. / Elle n’a ni noyau / ni enveloppe. / Elle est tout en une seule fois.