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La passion d’un pays, le pays de Caux, ses falaises, ses pierres, ses végétations, son ressac. Le langage, comme récolte de blé mental, est entièrement moulu, remodelé dans son moulin, dans sa broyeuse inventive, syntaxe neuve, vocabulaire sensuel, tellurique, alchimies de la terre et du levain où les mots sont du bon grain à semer et ressemer pour des recommencements, usage de l’ellipse, du «parlé», comme naturel, une sémantique du terroir qui fait miroir et non pas nostalgie […] heureux de constater comment dans cette écriture la connaissance devient cette effervescente matérialité du verbe, qui se fait terre autant qu’il se fait chair ! Charles Dobzynski
Je viens d’un pays où chaque jardin se dépose aux brisants. La falaise sur la mer. Le jardin sur la falaise face à la mer. Le portique des ports sous la main au bout de l’allée du jardin brisé. Le poème face à l’espace. L’espace du poème face aux falaises et à la mer. J’ai toujours baissé les yeux devant la mer pour mieux en mesurer l’abîme depuis les hautes falaises. Pour entrer la mer en soi l’énigme des algues et à coup sûr la plasticité résistante du galet. Mais plus sûrement encore pour dire les phares. Ces hautes phrases des mers dressées comme des galets de conquête qui tiennent l’amer à l’égal des falaises. Retiennent nos pas. Eclairent la nuit de qui tente un passage. De qui cherche à se frayer un chemin de côte vers l’intérieur de soi. J’ai cheminé dos à la mer comme pour rentrer chez moi. Pour retourner au jardin caler le galet hors de ma bouche.