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Tout le monde vous le dira, rien de tel qu’une bonne vieille péniche à quai pour constituer une fort respectable galère, un banc où ramer au quotidien, sans paix ni trêve ! C’est ce qu’endure le narrateur de Turco, un écrivain tout ce qu’il y a de méritant, qui moisit dans l’entrepont, entre des voisins amoureux et paluchards, des canards qui caguent et cancanent alentour, tout cela sans compter bien sûr l’exiguïté des communs et la pompe à flotte qui joue les filles de l’air. Faute de fiancée pour s’arracher au blues du marin à terre, reste Mémé. Alors là, c’est la vie à double battant ! Adieu Nantes et ses quais chagrins, bonjour Beyrouth, son port, ses boîtes, ses nuits. Et notre narrateur, entre deux bouchées de rôti-patates (le grand œuvre de Mémé), de mettre à la voile vers la grande histoire, celle de sa famille libanaise aux rameaux entrelacés à ravir, une phratrie où la branche maîtresse se nomme Francesco de Martini, l’oncle de Mémé, aventurier grandiose dont la moindre des réussites fut d’avoir pulvérisé à coups de tank le portail d’une prison éthiopienne pour en délivrer le futur négus dont il devient le chauffeur-confident. Poste rêvé pour entamer une carrière d’espion King size, jouant la carte italo-américano-anglaise, entre amours minute et randonnées désertiques, coups de chance, coups d’État et coups foireux. Un trésor d’anecdotes, un luxe de hauts faits et de dossiers secrets que notre héros nantais, entre séjours à Rome et voyages à Beyrouth, recueille avec patience, compile avec talent, voit déjà en librairie, et cela avec un air de toujours se prendre les pieds dans le tapis, mais volant le tapis, car rarement on touche le sol. Là où Sylvain Chantal excelle, c’est dans cette manière de mêler le trivial quotidien et la grande histoire, les problèmes de siphon et la géopolitique mondiale, la drague sur Internet et les commandos suicides. Au dire du sextant, on serait, avec Turco, entre Hugo Pratt et Woody Allen. Zelig à El Alamein ! Avouez que c’est tentant !