Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
« toujours l’enfant, moitié nu, disparu vers l’étang ou le long d’un ruisseau d’amont au crépuscule des crossopes d’été. dans une petite boîte de laiton au couvercle du bleu ciel des tabacs, il montre à sa mère des portefaix bigarrés, lui explique que celui-ci est de telle rigole, celui-là de la berge douce s’avançant dans le sous-bois, ou encore tel autre là où les clématites jettent une arche d’où l’eau apaisée sort fleurie — il rapporte chacun là où il l’a trouvé. »
Au fil du récit poétique, Pierre Gondran dit Remoux dévoile progressivement le sens de ce qu’il nomme ses « morphies » et « métamorphies » : la dérive d’un homme vers une compagnie profonde avec le végétal et une animalité réelle. Ce cheminement débute par ses herborisations toute personnelles, enfantines, et ne se résoudra qu’en abandonnant les ultimes traces de peu qui faisaient encore de lui un humain.
Pour cet ingénieur agronome, se perdre et se trouver procède d’une même respiration salvatrice : la nécessité de se déstructurer pour atteindre un sens, « [se] perdre dans les bois, et [s]’y trouver bien tout à la fois ». Mais il ne s’agit pas d’un abandon, d’un renoncement : végétaux et animaux sont nommés de façon extrêmement précise, savante (on est vraiment avec lui dans la nature, brute, palpable). Dans un élan authentique, vital, inévitable, Pierre Gondran dit Remoux nous emmène sans détours vers la forêt, l’eau, la tourbière, la fin, le début. On le suit sans résistance, avec plaisir.