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L’histoire des langues romanes présente une lacune sensible pour toute la période comprise entre le 8e et le début du 12e siècle, en raison de la pénurie des textes rédigés en langue vernaculaire. Les textes latins de cette époque contiennent pourtant une réelle densité d’éléments vernaculaires. Le ‘Trésor galloroman des origines’ (TGO) documente pour la première fois la phase pré-textuelle des langues galloromanes en relevant de manière systématique les lexèmes vernaculaires et les toponymes délexicaux présents dans la collection des 5000 Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France récemment mises en ligne par l'ARTEM. L’analyse des trajectoires étymologiques des lexèmes du TGO met en évidence les importantes transformations lexicales qui se sont échelonnées entre le 5e et le 10e siècle. Elle montre combien le vocabulaire galloroman de la première époque se distingue du stock lexical du latin normatif et confirme pleinement la théorie selon laquelle les grandes transformations se produisent graduellement et de manière constante. La catégorisation géolinguistique des entrées du TGO illustre ensuite toute la diversité et la complexité des transformations sur le territoire de la Galloromania. Le TGO infirme ainsi empiriquement la conception encore trop largement répandue selon laquelle le français, l’occitans et le francoprovençal des 9e–11e siècles auraient été des ‘protolangues’: tout au contraire les variétés romanes de cette époque se révèlent pleinement formées, régionalisées et diversifiées quant à leurs modes d’expression.