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Promesse d'un monde libéré de sa dépendance aux combustibles fossiles, la transition énergétique n'est ni écologiquement neutre ni socialement juste. Substituant une addiction à une autre, elle réclame pour se déployer des quantités infinies de métaux dits «rares», «critiques» ou «stratégiques». En relançant la course entre grandes puissances pour sécuriser leur approvisionnement, elle participe d'une «extension du domaine de la mine», repousse les frontières de l'extractivisme et sape les écosystèmes locaux et les droits des populations exposées. Présentée aux pays du Sud riches en minerais comme levier de développement, elle les enferme dans le rôle historique de fournisseurs de matières premières, pérennisant ainsi les rapports d'exploitation néocoloniaux et les inégalités systémiques. Du moins pour les plus pauvres d'entre eux, peu outillés pour profiter du boom technologique ou transformer sur place leurs ressources, alors qu'ils assument déjà l'essentiel des coûts sociaux et écologiques du verdissement des économies riches et émergentes. Si des solutions (mécanismes de compensation, climate smart mining facilities...) sont avancées pour adoucir l'impact de cette conversion aux énergies dites «renouvelables», aucune ne questionne les fondements et les limites de ce nouveau « capitalisme vert ». Une juste transition doit s'attaquer aux asymétries dans la distribution des coûts et bénéfices. Et passer nécessairement par une révision en profondeur du productivisme et du consumérisme élitaire à l'origine des déséquilibres planétaires.