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Avant 1783, un navire négrier quitte Marseille tous les trois ans. Mais ils sont neuf à aller chaque année à la « traite des Noirs » entre 1783 et 1793. Comment expliquer cette croissance soudaine et les expéditions réalisées après 1815 alors que la pratique est devenue illégale ? Choix économiques de nouvelles figures marchandes ou modifications de stratégies de vénérables maisons de négoce ? Le plus singulier, c'est que ce boom se produit au moment où des discours condamnant la traite négrière commencent à circuler. Pourtant, ces paroles vertueuses, d'une extraordinaire modernité, émanant de magistrats, chroniqueurs, poètes et négociants n'ont guère d'incidence. En retrouver les traces exige de mobiliser un large éventail de sources, de débusquer des éléments glissés furtivement dans des documents variés. Car la traite négrière n'a pas laissé, dans la France méditerranéenne, des témoins de pierre comparables aux mascarons qui ornent les linteaux des demeures de négociants de la façade atlantique, à Bordeaux ou Nantes. Seule une mémoire de papier, fragmentée, fragile et sujette à l'oubli, permet à Gilbert Buti de mettre au jour une page d'histoire enfouie de cet infâme trafic.