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Le "Traité de l’arc-en-ciel" n’est pas un recueil mais un véritable livre de poèmes, dont l’écriture a accompagné une période précise de la vie du poète. Confronté à une grave crise intérieure, celui-ci entreprend un bilan de son existence tout en recherchant une issue. L’œuvre comprend deux parties : un "Chansonnier du matin", un "Chansonnier du soir", le premier étant sous le signe du chagrin et le second sous celui de l’espoir, conformément au proverbe bien connu sur les araignées. On peut certes y reconnaître des hommages – à Pétrarque pour la forme, à Spinoza pour le titre –, mais le côté personnel l’emporte ici avec évidence, le poète faisant ici comme un bilan de cinquante-quatre ans d’existence – autant d’années que de poèmes dans ce livre. Dans le premier "Chansonnier", le poète en butte à une trahison amicale voit tout son passé remis en question. Sa vie entière lui apparaît à la lumière de ce désenchantement brutal, d’autant plus que d’autes amitiés lui semblent avoir elles aussi sombré dans l’imposture. S’y ajoute la blessure d’un refus amoureux, sans compter la tristesse d’un Paris dont la beauté semble amoindrie. La figure d’Hyrcan, ennemi imaginaire, concentre en elle la perception fantomatique du monde qui en résulte, jusqu’à ce qu’un ami plein de sagesse fasse comprendre à l’auteur que non seulement Hyrcan n’existait pas, mais que son désespoir se nourrissait d’une vision incomplète de la réalité. Le chagin n’a certes pas dit son dernier mot, car l’ami salvateur meurt peu après, mais le monde semble redevenir habitable. Le "Chansonnier du soir" témoigne de cette transmutation. D’autres épreuves surgissent, mais s’éclairent d’une lumière différente. Les pertes, les deuils, les déceptions continuent de hanter le poète, mais comme des événements inséparables de tout destin humain. Après la révolte et les interrogations, vient le moment de l’apaisement, de la célébration. La poésie a accompli son œuvre : elle est parvenue à assumer toutes les contradictions de la vie et à les concilier en une vision où l’arc-en-ciel, enfin, peut faire briller toutes ses couleurs.