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Le martiniquais Jean Bernabé (1942-2017) est une figure majeure de la créolistique martiniquaise et l’une des plus importantes de la créolistique mondiale. Au fil de sa carrière exceptionnellement riche, il fut le grammairien, le créoliste et le militant à qui la langue créole doit sa codification graphique. Il fut aussi un analyste littéraire hors du commun et un romancier. Il fut enfin un penseur, dont cet ouvrage révèle la dimension anthropologique et l’importance hors du champ linguistique. « Tracées » renvoie précisément aux différentes empreintes de ce cheminement considérable. Toutes sillonnent ces terres au destin incertain que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, au sein d’un monde où migrations et nouvelles technologies rapprochent les peuples mais aussi exacerbent les pulsions nombrilistes. Le terme est inspiré des travaux de René Ménil et aussi de la « trace » créole, chemin de traverse cher à Édouard Glissant, métaphore du combat long et difficultueux mené par l’Homme antillais de l’esclavage jusqu’à nos jours. Le parcours de cet intellectuel méritait d’être étudié car les passages ouverts par Jean Bernabé furent fréquentés, féconds, et justifient sa place aux côtés d'Aimé Césaire, Frantz Fanon et Édouard Glissant au panthéon des personnalités marquantes de l’histoire des Antilles.