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Ces poèmes expriment une ferveur à vivre intensément, au diapason de la nature intérieure… et de la nature extérieure. Les saisons, les fleurs, les animaux proches, le temps, sont nos intercesseurs, comme "le bruit des sources et le prénom des mots". Pour le poète, "c'est nous qui faisons le paysage" et qui créons "l'intensité de la métamorphose". Les vers sont souples, libres, musicaux, avec une douceur éluardienne. Tout vit et vibre grâce au regard. "Il y a si peu d'étoiles d'où remontent les oiseaux" – "Cent fois je tremble de printemps". L'amour est central : "l'insolence du plaisir", bien sûr, quoique l'Éros soit très discret. Mais l'aimé est le temps, il occupe toute chose de l'univers. Ses yeux brillent partout. Cri du cœur et de l'âme : "Tu l'emportes / sur l'énigme du néant". Le poète s'appuie sur les forces venues de l'enfance, dans le Médoc natal. Il se pose le problème de la survie, des traces que nous laisserons : "Toute réponse / est de rester / dans le partage des soifs". L'amour justifie l'essentiel, de l'origine à l'inconnu final : "Tout le cœur entre / l'impossible et la présence".