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Le peu d?aptitude que je manifeste à jouir du moment présent ne me prédisposait pas, semblait-il, à devenir un amuseur. Or, par une fantaisie du destin, j?ai fait carrière dans le badinage. A moins de trente ans, j?étais déjà un professionnel du rire, un expert de la facétie et du quiproquo, le champion de la réplique qui fait mouche. En collaboration avec Barillet, un autre faux extraverti celui-là, j?ai écrit tout un répertoire de pièces de la catégorie dite de boulevard . Saison après saison, mon nom accolé sur une affiche à celui de Barillet représentait pour le public la garantie d?une soirée riche en joyeusetés et aimables digressions. Les auteurs comiques n?ont pas forcément la tête de l?emploi, ni de propension à l?enjouement. On pense immanquablement à Feydeau traînant son ennui chez Maxim?s, ou à Louis Verneuil, célèbre auteur de boulevard d?entre les deux guerres, qui finit par se suicider dans une chambre de l?Hôtel Terminus. Nous ne faisons donc pas exception à la règle. Le comique serait-il radioactif ? Et devrait-on le manier avec des gants et un masque ? L?observation du genre humain sur laquelle se base toute comédie digne de ce nom, et souvent dans ce qu?il a de plus absurde et de plus mesquin, engendre-t-elle la misanthropie ? Il est une autre idée reçue comme quoi, pour déclencher le rire en tournant en dérision les travers et les ridicules de ses semblables, il faut d?abord savoir se moquer de soi-même et pour cela être déjà contaminé par cette maladie de l?âme: le désenchantement. J-P Gredy