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Né vers 1490 dans ce qui n'était pas encore l'Allemagne, Thomas Müntzer émerge de la masse des partisans de Luther au printemps 1520, quand il est nommé prédicateur à Zwickau. En conflit avec la municipalité, il quitte la ville un an plus tard. Durant les cinq années qui suivent, la situation se reproduit : ses prédications comme ses textes, articulant théologie et politique, prônent l'usage de l'allemand dans les lieux de culte tout en s'insurgeant contre l'ordre établi, ce qui n'est pas du goût des puissants. Müntzer parcourt l'Allemagne du Sud-Ouest au moment où s'y développent les premiers signes de ce que l'on nommera plus tard la « guerre des Paysans », soulèvement de nature à la fois religieuse et sociale. Rentré en Thuringe en février 1525, il devient l'un des chefs de la rébellion dans cette région. Fait prisonnier le 15 mai 1525 à la bataille de Frankenhausen, qui marque la fin des révoltes paysannes, il subit la question et sera exécuté une quinzaine de jours plus tard. Son oeuvre, aussi brève et dense que sa vie, vise la fin de l'oppression culturelle entretenue par les clercs, la fin de l'oppression politique instituée par les princes, la fin de l'exploitation économique dont profitent les seigneurs. Cette oeuvre, quantitativement fort réduite par rapport à celle d'un Luther, est immense si l'on songe à son retentissement au XVIe siècle et au cours des siècles suivants. Les sept textes fondateurs et les cinquante lettres rassemblés dans ce volume en démontrent l'actualité.