« Il ne faut jamais revenir sur les lieux de son enfance, de crainte d’en brouiller le souvenir. »
Dans la maison de campagne familiale, Emma retrouve les vieux agendas de sa mère. Et le souvenir de son enfance au Maroc.
Par petites touches impressionnistes, elle fait revivre ses années à Mohammedia, l’odeur des orangers, la douceur des cornes de gazelle, les jeux avec ses frères et sœur dans le jardin et le cri des mouettes sur le port.
Une enfance heureuse, privilégiée. Même si Emma, timide et rêveuse, ne cesse de chercher l’affection de Blanche, une mère fascinante, plus préoccupée par les défavorisés que par les siens.
Plus tard, la jeune fille, alors pensionnaire à Casablanca, se met à écrire. Dans l’espoir que la littérature, ainsi que le vent de liberté des années 1970 et l’amitié complice avec sa cousine, l’aident à s’émanciper d’un milieu où, derrière les visages souriants, le chagrin affleure.
Dans ce roman solaire, Emmanuelle de Boysson ressuscite un temps perdu où chaque instant est une aventure et s’interroge sur la force de la transmission.