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Le destin de Ted Hughes a cette rare particularité d'avoir inextricablement épousé celui d'une poétesse de force comparable. Mais ni lui ni Sylvia Plath n'aurait atteint pareille gloire l'un sans l'autre. Sylvia a puissamment voulu se donner la vie et la mort qu'il fallait pour se métamorphoser en une poésie qui demeure. Elle s'est immortalisée si fort que Ted aurait pu ne pas lui survivre autrement que comme un personnage dans le poème de sa vie. Mais il n'en est rien, loin s'en faut, car Ted Hughes fut un homme secret autant qu'un poète profond. La vie de Hughes est sombre comme ses écrits, parce qu'il voyait dans ses poèmes les manifestations erratiques et aléatoires de la vie souterraine de l'esprit. Il croyait que notre vie consciente n'était que la pauvre surface d'une riche épopée invisible. Les poèmes étaient pour lui des lettres en partie détruites que nous recevrions d'un autre monde. Sans doute n'était-ce là qu'une illusion, mais elle avait ses racines dans l'Angleterre dont il était issu. Car il venait du monde rural du nord, encore hanté par des superstitions ancestrales. Il préférait cette vie animale des esprits à la triste existence machinale de l'homme moderne. La vie des plus grands poètes est une allégorie, disait Keats : leur poésie en est la seule trace écrite qui vaille.