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Franck André Jamme, dans le sillage d’autres poètes-ethnographes comme Henri Michaux, Michel Leiris et Georges Bataille, portait une attention passionnée à des formes de savoir hétérodoxes et décentrées. Tantra song en témoigne, qui fut conçu comme une initiation aux fascinantes séries de peintures tantriques, après avoir passé plus de vingt ans en conversation avec les communautés de tantrikas du Rajasthan. Après une première édition, partielle, aux États-Unis, en 2011, Tantra Song voit le jour pour la première fois en langue française, accompagné d’un entretien avec Bill Berkson, où le poète revient sur la genèse de l’ouvrage, ainsi que de textes dus à Renaud Ego et André Padoux. Le volume donne à contempler une collection singulière de peintures tantriques, réalisées anonymement par des adeptes au Rajasthan, et utilisées pour éveiller des états de conscience élargie. Ces peintures sont le fruit de traités religieux manuscrits et illustrés, datant du XVIIe siècle, qui ont été copiés sur plusieurs générations. Comme les musiciens jouant des ragas de la musique classique indienne, les adeptes peignent dans un état de ravissement mental, répétant et réinterprétant subtilement des structures mélodiques de lignes et de couleurs. Une fois terminées, les peintures, réalisées à la détrempe, à la gouache et à l’aquarelle sur du papier de récupération, sont accrochées au mur pour être utilisées lors d’exercices de méditation. Franck André Jamme, devant la peinture tantrique, s’adonne quant à lui à un exercice d’écriture et de non-écriture : « Elle devient une sorte de moyen de transport, dans tous les sens du terme. On écrit soudain la main dans la main d’une image amie, qui n’est pas loin, dans l’esprit. Comme sous sa protection très aiguë. Sans stylo, sans papier, sans clavier. Moins de choses. Un peu plus de vide. Un peu plus dans le vide. On respire mieux. J’ai écrit beaucoup de choses ainsi, sans les noter, sans les écrire. »