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1er septembre 1870 : L’armée de Napoléon III reflue vers Sedan. Elle n’a connu que des revers ou des succès mal exploités : Wissembourg, Froeschwiller, Saint-Privat, Mars-la-Tour. Malgré la supériorité de l’adversaire, elle s’est partout battue avec bravoure, L’Alsace et la Moselle sont perdues, Bazaine est encerclé à Metz, l’Empereur n’est plus qu’un fantôme malade et sans volonté. L’armée, épuisée, démoralisée, mal nourrie, est menacée d’encerclement.
À Bazeilles, les marsouins se battent jusqu’à la dernière cartouche. Les fantassins, zouaves, chasseurs chargent à la baïonnette sans succès. Dans une ultime tentative la cavalerie de réserve reçoit une mission de sacrifice : charger les lignes ennemies et empêcher le cercle de fer de se refermer.
À Floing, par trois fois, les régiments s’élancent sabre au clair et sont fauchés par un ouragan de feu et de mitraille. Lorsque le général Ducrot demande un dernier effort au général de Galliffet, celui-ci lui répondit crânement: « Tant que vous voudrez, mon général, tant qu’il en restera un ». Bientôt, des centaines de cadavres d’hommes et de chevaux jonchent le sol. Glorieuse, mais vaine tentative ! Au soir, la cavalerie de réserve n’existe plus. Mais, la charge de la division Margueritte entre dans la légende.
Le terrible désastre de Sedan entraine la déchéance de Napoléon III et laisse une France ruinée. Il faudra attendre 1910 pour qu’un monument en l’honneur de la cavalerie française soit érigé.