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Paradigme supposé d’irrationalité, l’acrasie se manifeste quand on agit intentionnellement contre son meilleur jugement, alors qu’on croit être libre de le suivre et qu’on n’en est pas empêché. Ces deux conférences abordent respectivement l’acrasie sous l’angle de sa possible immoralité et sous celui des émotions. Dans « L’acrasie : irrationalité ou immoralité? », Laurent Jaffro examine comment ce problème de rationalité pratique pourrait donner lieu à un problème de moralité. L’action acratique peut trahir les principes moraux de l’agent. Elle peut aussi consister, indépendamment de cela, en une action immorale. Enfin, une disposition chronique à agir contre son meilleur jugement pointe dans la direction d’un manque de contrôle de soi qui ressemble à un vice. À quelles conditions l’acrasie pourrait-elle être moralement blâmable? À rebours de ces circonstances malheureuses, Monika Betzler examine, dans « Acrasie inverse et rationalité diachronique », les cas où un agent, contre son meilleur jugement et en vertu d’une émotion, fait ce qui est le plus raisonnable de faire. Cette forme d’acrasie est dite inverse. L’exemple classique est celui de Huckleberry Finn qui écoute son coeur malgré son meilleur jugement et ne dénonce pas son compagnon Jim. Ni la conception standard qui voit dans l’acrasie un paradigme d’irrationalité, ni des tentatives récentes de décrire ces cas comme rationnels, ne sont satisfaisantes. Ce qu’il est rationnel de faire dans les situations où nous éprouvons des émotions contraires à notre jugement, c’est de réexaminer ce jugement, puis de le réviser ou de le réaffirmer à la lumière de nos émotions.