Les premiers recueils désormais introuvables que réunis ce volume (Sur la mort brève, Lierres, La nuit osseuse et Lents passages de l’ombre) dessinent le territoire d’une poésie exigeante, au cœur de la matière : dans les plis du glacier, le feuillettement du rocher, parmi les avoines ou les lichens. Le poète nous invite à vivre notre destin d’hommes et de femmes – amour, naissance, douleur, humiliation – dans la participation à la substance de celle, la terre, qui accueille nos pas, qui recueille notre mort.
L’œuvre de Pierre Voélin – né en 1949, écrivain français frontalier, installé en Suisse – que l’on sait marquée par le deuil, les tragédies de l’Histoire et la déploration de l’humain est également porteuse, avec ténacité, de cette lumière presque nervalienne : le dyptique que ce livre forme avec De l’enfance éperdue peut nous en convaincre.
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