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Il a existé à Montréal, pendant plus d'un demi-siècle, une presse de langue yiddish de grande envergure, dont de 1907 à 1964 un quotidien intitulé Der Keneder Odler [L'Aigle canadien]. Ce journal, fondé par des immigrants yiddishophones venus de l'empire russe au début du XXe siècle, desservait une population de plusieurs dizaines de milliers de personnes et reflétait les sensibilités d'une communauté en cours d'intégration dans la métropole québécoise. Cette étude analyse toute la production éditoriale du quotidien yiddish de Montréal pour la période 1929-1939, afin de mieux comprendre comment les immigrants juifs est-européens, les plus nombreux dans la ville à cette époque, ont abordé la présence partout autour d'eux du Canada français et comment ils ont réagi à ses manifestations politiques et culturelles. Contrairement à une opinion répandue, les yiddishophones ont découvert chez les Canadiens français une minorité vulnérable avec laquelle ils partageaient de nombreuses caractéristiques, et qui soulevait chez eux une certaine sympathie. Au cours des années trente, le Keneder Odler réfléchit abondamment sur le nationalisme canadien-français et sur ses principaux porte-parole, dont le journal Le Devoir, le mouvement Jeune-Canada et les différents partis politiques du Québec. Il aborde aussi la pensée de personnalités francophones connues, dont Henri Bourassa, Georges Pelletier, Maurice Duplessis et l'abbé Lionel Groulx, sans oublier les élucubrations d'Adrien Arcand. Ces observations sérieuses de la part de la presse yiddish constituent le début d'un long cheminement qui va mener ces deux minorités à mieux apprécier leurs points de vue respectifs au sein de la sphère politique québécoise.