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Qu’est-ce que fonder en philosophie, ou fonder la philosophie ? La figure de Socrate n’a jamais cessé d’être décisive : c’est à proportion de ce caractère que Martinetti l’interroge, en menant une enquête inséparablement historique et phi-losophique, et c’est là sans doute sa nouveauté. Si en effet nous nous pensions philosophes dans le même sens que Socrate, sa figure ne ferait pas mystère et l’enquête ne porterait pas sur la question : quel philosophe était Socrate ? Mais s’il y avait entre lui et nous une rupture radicale — par exemple, dans le fait qu’il était un homme tout occupé de vivre, tandis que la philosophie actuelle s’apparente à une activité théorique abstraite de la vie —, nous cesserions de vouloir nous reconnaître en lui. Ce paradoxe, qui a pour cause l’inadéquation principielle de ce qui est fondé à sa fondation, soit l’impossibilité de faire coïncider la philosophie telle que la pratiquait Socrate et la tradition qu’il a fait naître, est au cœur de l’interrogation de Martinetti : la philosophie, nous dit-il, est une tradition monumentale, vivante et riche ; elle est une grande et belle chose, peut-être la plus grande des réalisations hu-maines ; Socrate, qui en est le fondateur, doit avoir été un homme d’une valeur exceptionnelle, à la hauteur de l’histoire qui s’est bâtie sur sa vie et sa pensée ; donc le Socrate idéal et le Socrate réel doivent en partie coïncider. Socrate devient donc une pierre de touche pour Martinetti : la métaphysique de Socrate n’est pas seulement une vague intuition, mais bien sa foi la plus pro-fonde et son plus grand mérite : celui de communiquer au monde entier l’existence dans l’homme d’un « principe transcendant » vers lequel tendre. La parole socratique ne se comprend pas sans la volonté d’ouvrir à l’individu une conscience plus profonde de la dimension spirituelle de l’homme et d’en faire valoir l’exigence morale.