L'Afrique resterait-elle en marge de la société de l'information ? Rien
n'est moins sûr, mais rien n'est pour autant acquis. L'Afrique porte en
elle-même beaucoup de retards dans l'accès aux nouvelles technologies
de l'information : faiblesse dans les dotations en équipements, coûts des
communications encore prohibitifs, accès limité aux logiciels libres, etc.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, les usages des services
offerts par ces nouvelles technologies montrent que les populations se
les approprient très rapidement dans de multiples domaines : médecine,
journalisme, éducation, etc.
Ce processus d'appropriation se poursuit dans un contexte marqué
par d'importantes restructurations du secteur des télécommunications :
privatisations, libéralisations, apparition d'Autorités de régulation. Mais
ce processus est aussi marqué par un rôle croissant donné aux bailleurs
de fonds bilatéraux et multilatéraux pour théoriquement contribuer à
réduire cette fracture numérique.
Quels sont ces usages ? Quel bilan peut-on tirer des différentes politiques
publiques mises en oeuvre ? Quels sont les rôles joués par les différents
bailleurs de fonds ? Cet ouvrage donne quelques éclairages sur
ces questions relativement nouvelles qui s'appliquent à un domaine
complexe : une innovation technologique majeure en ce début de
XXIe siècle.
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