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Algérie 1956. Une poignée d'hommes est envoyée à Lacroix, lieu-dit perdu près de la frontière tunisienne où ne vivent plus que des femmes, des enfants, des vieillards. Parmi ces militaires du contingent, il y a un ingénieur, un instituteur, un étudiant en philosophie et des paysans, réunis dans ce bled par la fatalité et la raison d'Etat, qui ont emporté avec eux le souvenir de leurs femmes, de leurs bêtes et de leur enfance. Ce sont là de simples soldats au rendez-vous d'une guerre qu'on appelle "maintien de l'ordre". Le lieutenant Cavalaire, un saint-cyrien chargé d'assurer leur commandement, doit arriver dans les plus brefs délais. Mais en attendant ce nouveau Godot, la vie s'organise entre les expéditions de surveillance, les comptes rendus à l'administration et une école improvisée pour les petits Arabes.
En donnant à voir la grande histoire à travers la petite, Jean Debernard échappe à ses représentations communes et, avec le philosophe qui fait partie de la troupe, il donne à voir de près, de très près, la générosité, la peur, la sottise et la cruauté de ces hommes capables de sauver un chien, d'alphabétiser des enfants, mais aussi, un peu par désoeuvrement et beaucoup pour se soumettre aux lois de cette guerre malsaine, de torturer un berger. Et le grand art de Jean Debernard, c'est ici de se limiter à une prose humble mais vive, exempte de tout commentaire, et à un récit dont le fil court du même rythme tranquille dans le silence comme dans les tumultes pour mettre en lumière l'inquiétante ambivalence de l'homme. Avant d'être le témoignage d'un "ancien" sur des événements dont l'écho n'a pas fini de nous rejoindre, Simples soldats est d'abord, et avant tout autre chose, un roman dont l'efficacité le situe d'emblée au niveau des grandes oeuvres qui se sont inscrites dans la durée parce qu'elles avaient transcendé l'actualité.