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Deuxième livre de Geoffrey Squires, publié en 1978, Silhouettes est son ouvrage le plus intime. Poète des paysages et de la perception des espaces, Squires capte ici une succession de silhouettes humaines et animales, plongées dans des ambiances de nuits d’été ou de jours de chaleur. L’ouverture du livre est d’une éclatante clarté, à contre-courant d’un texte qui se développe en évocations mouvantes. Deux hommes tressent une corde. Les mots sont simples, évidents. Les gestes, habitués, efficaces. Une fois la corde achevée, ils en recommencent une autre. En quelques lignes, Squires dépeint quelque chose de l’ordre de notre destinée, nos mouvements sont les mêmes, répétitifs, pour faire une corde ou former le monde, sans jamais pouvoir nous arrêter. Ce premier poème est suivi, dans un retour du trouble, par une variation de silhouettes étranges qui traversent les pages, en impressions fugaces – une lampe dans un couloir, une femme immobile dans un jardin, l’annonce d’un fait-divers lointain, un couple sur l’eau, des trophées de gibier aux murs. On ne sait jamais s’il on vraiment là, ou si l'on perçoit des apparitions, en passant. Impossible de s’assurer de la solidité des choses vues, si l’on est dans le réel ou dans une dérive de sensations rêveuses. Visages, murmures, formes et bruits dans la nuit, tout se mêle et se décompose dans la mémoire. Squires a toujours joué des changements de ton, de l’intrusion d’éléments contradictoires dans ses recueils. Dans Silhouettes, ce phénomène se produit à l’échelle même des poèmes. D’un vers à l’autre, des enchainements se produisent sans rapport logique, la focale change, les êtres changent. Actions lentes, mouvements interrompus, Squires, qui écrit sur les vibrations de l’air, des feuillages, ajoute ici les vibrations de nos gestes à l’intérieur des espaces. Avec toujours cette conscience de notre perception incertaine dans un monde changeant : « rien ne reste pareil très longtemps ».