Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
L'"histoire" primitive de Rome enregistre moins le souvenir de faits, en tous cas très déformés, qu'une mythologie politico-religieuse plus ancienne que Rome et qui, par un processus bien connu, s'est rajeunie, localisée, historicisée, sans perdre sa signification. C'est ainsi que chacun des principaux rois figure, dans sa personne, dans sa geste et dans son œuvre, un des mécanismes ou concepts essentiels de la société et du monde tels que les Romains les imaginaient : souveraineté terrible, créatrice, juvénile et chargée de magie avec le roi Luperque Romulus ; souveraineté organisatrice, réglée, de "senior" sinon sénile, et fondée sur le droit, avec le roi-prêtre Numa ; "imperium" militaire, humainement héroïque, avec Tullus Hostilius. Et c'est encore une autre forme de royauté qu'exprime le personnage de Servius Tullius, modèle traditionnel du "candidat", dévot et favori de la déesse Fortuna, esclave devenu roi par ses mérites soigneusement accumulés et valorisés, puis, une fois roi, instituteur du "census", c'est-à-dire du mécanisme par lequel, périodiquement, la situation de chaque citoyen est elle aussi appréciée, ses mérites valorisés, ses charges et ses droits précisés. La racine même du mot "census" est indo-européenne et, dans une direction surtout religieuse, mais non sans incidences politiques, elle joue un grand rôle dans les représentations du monde indo-iranien ancien. De plus, aux rois tels que Purûravas et Manu, qui représentent dans l'Inde les deux mêmes types de royauté que Romulus et Numa à Rome, se juxtapose le roi Prthu : dans la légende de Prthu survit la trace des anciennes élections des rois védiques ; c'est à l'occasion de sa consécration royale et pour énoncer ses mérites que naît fabuleusement le premier poète-panégyriste ; une fois roi, Prthu, par un vaste système de prestations réciproques, remet en ordre hiérarchique les hommes et généralement les êtres. L'examen parallèle des légendes de Prthu et de Servius fait apparaître en outre des détails épiques dont la rencontre ne peut guère être fortuite : tel le signé igné qui annonce la fortune des deux héros, ou l'énorme vache merveilleuse que chacun d'eux utilise pour son "service public".