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Sentimental est la nouvelle superproduction poétique de Pierre Mabille. Une superproduction faite avec les moyens du bord, où le bricolage et la débrouille le disputent à la grâce et à la drôlerie désenchantée. On y reconnaît la signature de l’auteur : ces poèmes rangés par ordre alphabétique ponctués de « reprises », qui sont à la fois des mini-listes que Mabille affectionne tant, des reprises de standards de crooner eighties ou des méditations dont le saupoudrement se diffuse légèrement en teintes multicolores sur le monde. Un monde de moments éblouis, dont les personnages sont bien connus : le poète lui-même vu à portée d’ironie, les femmes qui traversent sa vie en autant d’apparitions spectaculaires, l’époque qui se décompose au gré du hasard alphabétique en un puzzle en forme de kaléidoscope enchanté. C’est un livre aux allures de récital, il faut en imaginer le titre écrit en lettres sentimentales géantes toutes ampoules dehors sur la façade de l’Olympia, il faut imaginer Sentimental en lettres effacées par la pluie sur une affiche de café-concert, il faut imaginer Sentimental griffonné à la hâte sur la table dressée d’un dîner italien, il faut imaginer Sentimental soufflé à l’oreille d’une femme endormie contre son épaule. Avec toujours cette distance, cet humour propre à Pierre Mabille, cette forme de décontraction irrésistible qui vient désamorcer la nostalgie, raviver le sentiment, faire voltiger le regard. Au programme de ce livre « aigre-doux au rythme haletant », des Saab décapotables, des nuages de fumée, du vino bianco, des couleurs qui tournent au ralenti sur les trottoirs, des fauteuils Chesterfield, des cargaisons de pastèques, des recettes d’aubergines grillées au briquet, des blind tests dans le noir, des canards sauvages, Jim Harrison et Françoise Hardy, un tourbillon de musique des années pop qui traverse des poèmes aux « reflets changeants sous la pluie », une tendresse infinie. Tout un programme oui, de rendez-vous ratés, de visions fugaces, de leçons éphémères, d’idées géniales aussitôt oubliées, de mots tracés sur la buée, de bulles qui explosent dans l’air du soir, de vestes, de lapins, de râteaux, bref de désillusions sentimentales, qui s’égrènent au fil de cet alphabet de la douceur qui nous submerge et au milieu duquel on se retrouve soudainement saisis : « blottis dans la beauté ».