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Dès le début de ce court roman, Sato, son protagoniste, annonce la couleur : « J’avais arrêté d’aller à la mosquée. J’avais arrêté de prier avec les autres. Je ne récitais plus la prière du soir avant d’aller me coucher. Sato Reang mangeait avec la main gauche – où est le problème ? –, et il rentrait chez lui sans dire bonjour. Si j’avais la flemme, je pissais contre un bananier sans me rincer après. » L’enfance de Sato dans sa petite ville de l’île de Java est tout occupée par son désir de s’émanciper de l’éducation religieuse que lui impose son père, musulman strictement observant : circoncis à l’âge de sept ans, le jeune garçon grandit au rythme quotidien des cinq prières obligatoires, il est privé de sortie le samedi soir, chez lui consacré à la mosquée, privé aussi de télévision et de regarder les soap operas qui, à l’école, alimentent les conversations de ses camarades. Quand, rarement, il parvient à s’échapper, les représailles sont sévères : il ne pourra plus jamais voir un ballon de football sans penser à celui que son père a fendu en deux d’un coup de machette en pleine partie clandestine dans la cour de la maison de prière. Sato n’a pas plus envie d’être considéré comme un enfant pieux que de devenir l’ami de Jamal, le petit-fils d’un haut dignitaire religieux, dont son père lui impose la fréquentation. Et sa rage d’émancipation ne le lâchera pas quand, après la mort de son père, il réalisera combien il est difficile de s’affranchir de son influence, reproduisant comme à son insu les rituels et les gestes inculqués. Dans ce récit mené tambour battant, où alternent la première et la troisième personne, Eka Kurniawan dessine le portrait attachant d’un protagoniste dont la liberté chèrement acquise finira par se retourner contre lui-même. Située dans une petite communauté villageoise éloignée du fracas du monde, cette fable aussi brillante que provocante pose la question plus que jamais contemporaine du libre-arbitre et de son usage.