La récente crise de valeurs de la post-modernité tend à la confusion de tout. Sans
perdre de vue la différence plus ou moins différenciée des époques antérieures, nous
ne sommes pas encore totalement convertis à l'esprit du temps, au nivellement des
écarts, par conséquent à la négation de la culture opposée à la nature.
La fin de l'absolutisme de la techno-science a-t-elle sonné ? D'ores et déjà elle
doit composer et se réconcilier d'une part avec les règles de l'art, de la religion et
de la philosophie, et d'autre part avec les contenus du développement, de la culture,
de la gouvernance et de l'éthique.
L'Afrique de l'insignifiance mise en orbite, conservera-t-elle un vestige dans le
vertige du vaste mouvement interplanétaire ou les rapprochements et les
constitutions d'immenses blocs se font, se défont et se refont ? Le vieux continent se
soucie-t-il de son unité héritée de la providence créatrice, mais longtemps
hypothéquée par l'étranger, l'animal raisonnable ? Historiens, archéologues,
anthropologues, linguistes et autres soulignent ce jour, à grand renfort, la source
originelle des cultures africaines dans l'Egypte ancienne pharaonique. Mais ne
s'agit-il pas de l'ontologie africaine à la redécouverte de son identité pharao-égyptienne.
Loin de s'enfermer dans la revendication stérile d'une noblesse certes
significative, l'Afrique vise l'objectif, la reconstruction d'une nouvelle unité, celle de
ses différentes régions. L'impératif immédiat ne consiste-t-il pas dans une dynamique
de l'intégration régionale ? Celle-ci mobilise toutes les forces de la société, à
l'exclusion d'aucune, et surtout pas de l'élite et de la religion, considérées ailleurs
respectivement comme bourgeoisie et opium, antidote contre la révolution,
illuministe pour nous, de la classe non moins nébuleuse des spoliés et exploités.
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